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De style "Baoulé" ou
"Lobi", la collection Makéda, créée par une jeune
styliste côte-ivoirienne, s'inspire de motifs traditionnels de
bijoux en or réalisés en Côte d'Ivoire ou au Ghana,
que l'on peut admirer au Musée d'Arts africains et
océaniens de Paris, ainsi que dans les Musées de la
Côte d'Ivoire.
La collection porte le nom de "Makéda", la Reine de Saba, célèbre pour ses parures d'or et de pierres précieuses. MOTIF LOBI : Original : pendentif en ivoire des Lobis du Burkina-Faso, qui imite la forme d'un sifflet. Hauteur : 21,8 cm Collection Barbier-Muller Les Lobis forment une ethnie qui a conservé jusqu'à nos jours ses traditions ancestrales. Remarquables fondeurs fondeurs et sculpteurs, ils vivent pour la plupart au Burkina Faso mais il y a des villages lobi au Nord-Est de la Côte-d'Ivoire et au Nord-Ouest du Ghana. Ce Peuple a fait l'objet d'une étude détaillée, modèle de concision et de précision scientifique, de l'ethnologue Piet Meyer qui reproduit des pendentifs semblables à celui-ci. Portés par les hommes lors de certaines festivités (mariages, funérailles, jours de marché ), ils adoptent la forme d'une flûte (biel en lobi ) et sont le plus souvent réalisés en ivoire d'éléphant (thungbu) d'où leur nom : thungbubiel. BIJOUX BAOULÉ : Les Baoulés du centre de la Côte-d'Ivoire revendiquent fièrement une origine akan : ils auraient suivi la légendaire reine Abla Pokou dans sa migration vers l'ouest, il y a 250 ans, et reviendrait du Ghana. Les historiens modernes pensent que cette migration, sans doute réelle, est seulement l'une de celles qui conduisirent des Akan vers la région de l'actuel lac du barrage de Kossou. Bien que les formes ou les motifs ( le poisson-chat) de certaines " perles de colliers " baoulé rappellent celles que le navigateur Jean Barbot dessina au XVIIIe siècle quand il bourlinguait sur la Côte de l'Or (futur Ghana), elles ont été transformées, enrichies de motifs appliqués et sont reconnaissables entre toutes. Il est hasardeux de parler de " colliers baoulé " : ces " perles " étaient surtout suspendues en rangées longues d'une trentaine, à l'avant-toit de l'abri dressé pour les fêtes organisées par des notables. Les perles rectangulaires se nomment srala (porte de bambou), les rondes senze (soleil couchant). D'autres modèles comme les cornes et les cylindres allongés sont plus rares. Dimensions variant entre 3 et 10 cm. Motif du Ghana: Les "perles" fondues à la cire perdue ont valeur de talisman (suman). Elles adoptent des formes inspirées de la nature (coléoptèrees, poisson-chat, crocodile, etc) ou font allusion à des proverbes. Parfois, la représentation fait allusion aux vertus de l'animal (prudence, courage, férocité) , parfois c'est à sa valeur symbolique. |